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Le
phénomène de rejet vis-à-vis des frames
est tel que presque tous les sites qui persistent à
les employer proposent un moyen de revenir au mode standard.
On voit donc sur ces sites des boutons marqués "hide
frames" (masquer les frames) permettant de revenir à
l'ancien mode, des pages qui s'enchaînent sans zones
variables qui jouent à "un coup je suis là,
un coup non !". Il y a même des boutons marqués
"I hate frames !" (je déteste les frames !) qui expriment
tout le mal ressenti par les utilisateurs vis-à-vis
de cette navigation/présentation à base de
zones variables…
Tous les responsables des sites Web publics qui ont expérimenté
les frames ont dû se rendre à l'évidence
: dans leur grande majorité, les utilisateurs rejettent
les frames et choisissent la version normale quand elle
est disponible.
Voyons pourquoi vous devriez systématiquement
rester en dehors de cette technique qui est en train de
tomber, légitimement, en désuétude...
L'impression est perturbée.
Quand l'utilisateur demande l'impression d'une page, ce
qu'il obtient c'est souvent le contenu de la frame principale
(c'est-à-dire, celle qui appelle les autres) ! C'est
moins vrai aujourd'hui avec les navigateurs en version 4.x
qui gèrent mieux ce problème mais encore faut-il
savoir s'en servir correctement sur ce point précis
(cliquer dans la frame dont on veut imprimer le contenu,
appelez le dialogue d'impression et choisir l'option adéquate...).
La logique de navigation
propre au Web souffre beaucoup de l'encadrement imposée
par les frames qui brise la linéarité de la
navigation et le chemin mental que construit l'utilisateur
au fur et à mesure de sa progression.
Cette perturbation peut être considérée
comme mineure par les développeurs (habitués
à jongler avec le multi-fenêtrage) mais elle
est mal vécue par les utilisateurs "normaux". De
plus, au moins 25% des navigateurs Web de l'actuelle base
installée gèrent de façon erronée
cette fonction "back" dès qu'il y a une frame dans
la page, ce qui n'arrange pas la fluidité de la navigation...
L’archivage aussi.
Les frames empêchent de mettre un signet sur un contenu
" encadré " car le navigateur Web ne considère
que l'adresse de la frame principale (celle qui charge les
autres). En conséquence, ceux qui veulent mettre
un lien hypertexte vers une de vos pages se retrouvent condamnés
à pointer vers la frame et non vers le contenu visé.
Imaginons qu'un utilisateur adresse quand même directement
un contenu secondaire (normalement encapsulé dans
une frame) grâce à son URL. Cette page s'affichera
alors sans sa frame, ce qui peut être gênant
si la frame principale contenait les éléments
de navigation à l'intérieur du site (comme
c'est souvent le cas).
L'utilisateur se trouve alors dans l'incapacité de
parcourir d'autres pages de votre site.
Compatibilité :
Passons rapidement sur les problèmes de compatibilité
qui font que les tags HTML définissant les frames
ne sont pas encore reconnus à l'identique par les
navigateurs de Netscape et de Microsoft. Des cas extrêmes
se présentent où le navigateur n'affiche rien
du tout en annonçant "document chargé" dans
la barre de message !
Venons-en au dernier problème posé par les
frames :
Le référencement.
De nombreux moteurs d'index ignorent purement et simplement
les contenus encapsulés dans des frames.
Ainsi, la majeure partie de votre site a de bonne chance
de ne PAS être indexé s'il est "prisonnier
" de frames !
Ne vous laissez pas impressionner par des techniciens
qui insistent pour les utiliser en arguant que cela permet
de réduire la maintenance, c'est tout simplement
faux.
Mais l'argument
majeur devrait être les préférences
des utilisateurs et il devrait normalement suffire : les
frames ne sont pas appréciés, évitez-les
donc, à tout prix.
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